Tous les articles par Strange Jazzy

“La photographie c’est une clé pour ouvrir les portes du cœur, un instant suspendu de complicité avec la nature” Strange Jazzy

Une paire de gants oubliée

A Venise

Une paire de gants oubliée
Sur les quais
J’imagine
La silhouette alizarine
D’un longue robe féminine
Sur les pavés de la Sérénissime
D’une femme se faufilant discrètement
Après avoir quitté son amant
A l’ombre des réverbères
Le visage irradiant
De tant d’amour, elle espère
Revivre ces étreintes éphémères
Dans ses bras une nuit entière ….

 

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Photo & Texte © Strange Jazzy Photographies

A Venise

A Venise

Les cils baissés
Sans lassitude
Les doigts enlacés
Sans la certitude
De son regard
Qui s’élève vers le ciel
Nous nous sommes quittés
Sur le quai de la gare
Sa silhouette irréelle
Disparaît, s’efface
Dans la brume
Comme la préface
Oubliée
A titre posthume
Suivre sa trace ….

 

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Photo & Texte © Strange Jazzy Photographies

Cœur brisé

 

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Cœur brisé

 

L’orage semblait se rapprocher

Les éléments avaient brisé

Ce cœur de basalte

En deux par la moitié

Le ciel d’un bleu cobalt

Fonçait au fur et à mesure

De bois cette Excalibur

Sortie des flots

Reflétait la lumière

Dans ce chaos

A l’horizon linéaire

Ouvert sur la mer…

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

 

 

Le peintre du blanc

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Le peintre du blanc

Il peignait lentement
Le vent doucement
Faisait osciller les paillotes
Sur l’île de Lanzarote
Le peintre du ciel
Le peintre du blanc
Peignait la vie réelle
D’un geste nonchalant
La terrasse à rénover
Sa couleur délavée
Resplendira de nouveau
Sous le soleil ardent
En toile de fond l’océan
D’un bleu curaçao
Prémices du bonheur
Dans un cadre enchanteur

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

 

Fleur Sullivan, une adresse incontournable à Moeraki, Fleur a must in Moeraki, New Zealand

Fleur un joli nom pour un restaurant au bout de la vieille jetée de l’ancienne station baleinière de Moeraki. Un lieu hors du temps…

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La mer est là, elle borde le restaurant sur trois côtés, des bateaux de pêche dans le petit port, les célèbres rochers de Moeraki tout au fond de la baie. Fleur n’utilise que des produits frais. En effet, les bateaux de pêche livrent directement le produit de leur pêche au restaurant.

Un charmant accueil, un bar avec une décoration un peu kitsch mais de suite on se sent bien dans cet endroit.

Nous pouvons y entrer pour boire un verre,  à l’extérieur une terrasse comme à l’étage un endroit qui devient magique au coucher du soleil, la vue sur la baie est magnifique.

Question cuisine, c’est un régal des légumes du poisson frais servis généreusement. Une sélection de poissons locaux :Morue Bleue, Doris, Moki, Nez Bleu, Gurnard, Sole, Flet, Groper, Ecrevisse …

Fleur la propriétaire des lieux , toujours souriante,  passe entre les tables pour s’enquérir de la satisfaction des clients. Sa longue chevelure blanche lui donne des allures de fée sortie de l’univers de Merlin l’enchanteur.

Une adresse incontournable !

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Fleur a nice name for a restaurant at the end of the old pier of the ancient whaling resort of Moeraki. It’s a place far removed from the routine of everyday life …

There’s water on three sides, fishing boats bobbing in the harbour, the famous Moeraki boulders across the bay and, to the north, the open sea. Fleur uses only the freshest of local ingredients – indeed, fishing boats land their catches right into her restaurant

A charming reception, a bar with a kitsch decoration but right away we feel good in this place.

You can go in there for a drink outside a terrace as upstairs a place that becomes magical at sunset. We have a magnificent view of the bay.

Food is a delight of fresh fish vegetables served generously. See our blackboard for fish of the days catch, Blue Cod, Dory, Moki, Blue nose, Gurnard, Sole, Flounder, Groper, Crayfish…

Fleur the owner of the place, always smiling, walks between the tables to inquire about customer satisfaction. His long white hair makes him look like fairies straight out of the universe of Merlin the enchanter.

A perfect address!

A few pictures at the iPhone to illustrate my comments

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

Clay Cliffs, New Zealand

Un spectacle qui me rappelle le désert des Bardenas Reales au sud-est de la Navarre en Espagne.

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Des falaises d’argile sculptées par l’érosion, indication rapportée par  la plupart des guides alors qu’en fait il s’agit d’anciennes moraines issues de la période de glaciation du Pléistocène dans la région d’Otago.

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Un chemin étroit conduit à l’intérieur d’un cénacle en forme d’hémicycle c’est grandiose. Un lieu à visiter si vous allez dans l’île du sud de la Nouvelle Zélande.

Dans cet endroit quasi fermé  à l’abri du vent, les rayons du soleil font monter la chaleur à la sortie de l’hiver c’est vraiment très agréable. La lumière selon l’orientation fait varier les couleurs, les nuages forment des ombres sur ces cheminées d’argile.

La rivière Ahuriri longe cette formation de nombreux bras baignent la plaine dominée par le Mount Aspiring.

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On raconte que les  Maoris se réunissaient dans ce Paritea (falaise claire)   pendant la chasse au moa.

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

Lien :

Le Relief de Nouvelle Zélande  

Golden Spaniard, New Zealand

Aciphylla aurea
Speargrass, Golden Spaniard, Kuri Kuri
En Nouvelle Zélande (île du sud) il y a des champs entiers de touffes jaunes de prime abord on les compare au tussack ou tussock de la famille des graminées en fait il s’agit d’ Aciphylla aurea de la famille des Apiacées.

La pointe des bractées est acérée et dure, les fleurs sont de couleurs qui vont du blanc crème au jaune.
Ces plantes résistent au feu et donc colonisent les espaces des prairies.

In New Zealand (southern island) there are whole fields of yellow tufts at first compared to the tussack or tussock of the family of grasses In fact it is Aciphylla Aurea of the family of Apiaceae.

The tip of the bracts is sharp and hard, the flowers are colors ranging from cream white to yellow.
These plants resist fire and therefore colonize grassland spaces.

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

 

Le Kéa, perroquet des montagnes alpines de Nouvelle Zélande

Le kéaNestor kéa ( Nestor notabilis) , vit de 600 à 2400 mètres d’altitude c’est le seul perroquet de montagne au monde.
Il lui arrive d’être proche des habitations et des lieux fréquentés car certaines personnes leur donnent à manger alors que cela est fortement déconseillé.  Son habitat de prédilection reste la cimes des arbres où il évolue avec une préférence pour les vallées encaissées et les hêtres recouverts de lichens que l’on trouve à foison dans les Fiordland.

Son bec recourbé l’oblige à se pencher voire à mettre littéralement la tête sur le sol pour attraper les graines

Le Kea a développé un comportement social nomade, il  est d’une nature curieuse , aime la nouveauté et s’approche volontiers du genre humain  En hiver il est plus enclin a effectuer ces rapprochements à la recherche de la nourriture.

Des oiseaux intelligents capables de démonter les caoutchoucs des voitures, d’ouvrir les sacs pour fouiller et manger tout ce qui se présente.

Le régime habituel des kéas  est fait de graines, baies, feuilles,  bourgeons,  racines,  pistils  des fleurs chargés de nectar et  d’ insectes. En hiver ils peuvent déchiqueter des carcasses de moutons morts, pour cela ils descendent un peu plus bas que leur zone de confort en se rapprochant des lieux habités.

Le cri du kéa ici 

Le kéa est considéré comme l’un des oiseaux les plus intelligents du monde avec le corbeau calédonien.

Une étude démontre l’intelligence des oiseaux

Ce perroquet mesure en moyenne  48 cm, la femelle ne diffère pas du mâle. Ils sont de couleur vert olive foncé, chaque plume étant bordée de noir. Les plumes de la poitrine, du ventre et du dos sont plus claires. Des plumes rouges sous les ailes et la nuque que l’on peut admirer en vol. La beauté est souvent cachée.

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Ce qui différencie le mâle et la femelle  c’est le bec, chez le mâle le bec supérieur est  plus long et plus incurvé. Le mâle est également légèrement plus grand que la femelle.

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Les kéas pondent entre  deux à quatre œufs par saison. La femelle incube pendant environ vingt-neuf jours. Ils sont polygames, les mâles ont la plupart du temps 4 femelles attitrées.

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

Quelques liens :

Oiseaux.net 

KEA Conservation TRUST 

Tecnical intelligence in animals : the kea model 

Fur Seal / Otaries à fourrure

En Nouvelle Zélande il n’est pas rare de croiser au détour d’une plage les otaries (Arctocephalus forsteri) .

Il faut  bien observer les rochers quelques minutes pour tout à coup voir quelque chose bouger. Et puis il y a l’odorat, en effet les otaries dégagent de forts relents de poissons pourris donc très faciles à repérer.
Elles prennent le soleil, font la sieste, se livrent à des jeux  de pouvoir pour le territoire.

Les mâles aiment se gratter, se frotter sur les roches pour les endroits inaccessibles à leurs dents et/ou nageoires. Ils agitent leur cou et lèvent le nez vers le ciel avant d’ouvrir leur gueule pour montrer leurs canines avant tout affrontement. Lorsqu’ils baissent le cou comme s’ils balayaient le sol cela signifie qu’ils sont en position de soumission.

Il est fortement conseillé de ne pas s’approcher à moins de 10 mètres, les jolies dents de ces mammifères peuvent être dangereuses. Se sentant menacés ils peuvent défendre leur territoire,  les envahisseurs ce sont nous,  il faut respecter leur espace vital.

L’otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande est facile à reconnaître avec son nez pointu, ses longues moustaches et ses petites oreilles apparentes et leurs nageoires postérieures tournantes, qui facilitent les déplacements par voie terrestre.

Le mâle adulte peut peser  jusqu’à trois fois le poids de la femelle adulte et a un cou massif . Les mâles adultes mesurent en moyenne de 1,5 à 2,5 m et pèsent de 120 à 180 kg. Les femelles adultes mesurent en moyenne 1 à 1,5 m de long et  pèsent de 30 à 50 kg.

Le pelage de l’adulte est  gris-brun et apparaissant presque noir lorsqu’il sort de l’eau chargé d’humidité. La femelle est plus pâle sur la face inférieure du cou et de la poitrine.

Au début du printemps, en novembre les mâles commencent leur parade c’est la période d’accouplement, ils peuvent rester sur le rivage pendant  la saison des amours sans se nourrir. Ils ne retourneront en mer qu’au mois de janvier. Les combats pour gagner le pouvoir entraînent de nombreuses blessures situées principalement sur le visage, à la nuque et aux épaules. Ils agitent leur nuque dans tous les sens et se servent de leur longues canines. Ils sont polygames un mâle en général a un harem de 5 à 8 femelles.

Ils sont agiles,  on peut les retrouver en haut d’une falaise dans l’herbe alors que d’autres congénères sont bien plus bas sur le sable. Principalement sur toute la côte ouest de l’île du Sud de la Nouvelle Zélande avec une colonie plus importante près de Kaikoura.

Nous en avons croisé à plusieurs endroits Nelson, Kaikoura, Nugget Point, Catlins, Milford Sound.

Notons qu’à Kaikoura nous avons vu plusieurs dépouilles de l’animal en bas-âge sans doute victimes indirectes du réchauffement climatique…

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

 

 

Quelques liens :

ADW

NCBI