Clay Cliffs, New Zealand

Un spectacle qui me rappelle le désert des Bardenas Reales au sud-est de la Navarre en Espagne.

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Des falaises d’argile sculptées par l’érosion, indication rapportée par  la plupart des guides alors qu’en fait il s’agit d’anciennes moraines issues de la période de glaciation du Pléistocène dans la région d’Otago.

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Un chemin étroit conduit à l’intérieur d’un cénacle en forme d’hémicycle c’est grandiose. Un lieu à visiter si vous allez dans l’île du sud de la Nouvelle Zélande.

Dans cet endroit quasi fermé  à l’abri du vent, les rayons du soleil font monter la chaleur à la sortie de l’hiver c’est vraiment très agréable. La lumière selon l’orientation fait varier les couleurs, les nuages forment des ombres sur ces cheminées d’argile.

La rivière Ahuriri longe cette formation de nombreux bras baignent la plaine dominée par le Mount Aspiring.

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On raconte que les  Maoris se réunissaient dans ce Paritea (falaise claire)   pendant la chasse au moa.

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

Lien :

Le Relief de Nouvelle Zélande  

Golden Spaniard, New Zealand

Aciphylla aurea
Speargrass, Golden Spaniard, Kuri Kuri
En Nouvelle Zélande (île du sud) il y a des champs entiers de touffes jaunes de prime abord on les compare au tussack ou tussock de la famille des graminées en fait il s’agit d’ Aciphylla aurea de la famille des Apiacées.

La pointe des bractées est acérée et dure, les fleurs sont de couleurs qui vont du blanc crème au jaune.
Ces plantes résistent au feu et donc colonisent les espaces des prairies.

In New Zealand (southern island) there are whole fields of yellow tufts at first compared to the tussack or tussock of the family of grasses In fact it is Aciphylla Aurea of the family of Apiaceae.

The tip of the bracts is sharp and hard, the flowers are colors ranging from cream white to yellow.
These plants resist fire and therefore colonize grassland spaces.

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

 

Le Kéa, perroquet des montagnes alpines de Nouvelle Zélande

Le kéaNestor kéa ( Nestor notabilis) , vit de 600 à 2400 mètres d’altitude c’est le seul perroquet de montagne au monde.
Il lui arrive d’être proche des habitations et des lieux fréquentés car certaines personnes leur donnent à manger alors que cela est fortement déconseillé.  Son habitat de prédilection reste la cimes des arbres où il évolue avec une préférence pour les vallées encaissées et les hêtres recouverts de lichens que l’on trouve à foison dans les Fiordland.

Son bec recourbé l’oblige à se pencher voire à mettre littéralement la tête sur le sol pour attraper les graines

Le Kea a développé un comportement social nomade, il  est d’une nature curieuse , aime la nouveauté et s’approche volontiers du genre humain  En hiver il est plus enclin a effectuer ces rapprochements à la recherche de la nourriture.

Des oiseaux intelligents capables de démonter les caoutchoucs des voitures, d’ouvrir les sacs pour fouiller et manger tout ce qui se présente.

Le régime habituel des kéas  est fait de graines, baies, feuilles,  bourgeons,  racines,  pistils  des fleurs chargés de nectar et  d’ insectes. En hiver ils peuvent déchiqueter des carcasses de moutons morts, pour cela ils descendent un peu plus bas que leur zone de confort en se rapprochant des lieux habités.

Le cri du kéa ici 

Le kéa est considéré comme l’un des oiseaux les plus intelligents du monde avec le corbeau calédonien.

Une étude démontre l’intelligence des oiseaux

Ce perroquet mesure en moyenne  48 cm, la femelle ne diffère pas du mâle. Ils sont de couleur vert olive foncé, chaque plume étant bordée de noir. Les plumes de la poitrine, du ventre et du dos sont plus claires. Des plumes rouges sous les ailes et la nuque que l’on peut admirer en vol. La beauté est souvent cachée.

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Ce qui différencie le mâle et la femelle  c’est le bec, chez le mâle le bec supérieur est  plus long et plus incurvé. Le mâle est également légèrement plus grand que la femelle.

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Les kéas pondent entre  deux à quatre œufs par saison. La femelle incube pendant environ vingt-neuf jours. Ils sont polygames, les mâles ont la plupart du temps 4 femelles attitrées.

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

Quelques liens :

Oiseaux.net 

KEA Conservation TRUST 

Tecnical intelligence in animals : the kea model 

Fur Seal / Otaries à fourrure

En Nouvelle Zélande il n’est pas rare de croiser au détour d’une plage les otaries (Arctocephalus forsteri) .

Il faut  bien observer les rochers quelques minutes pour tout à coup voir quelque chose bouger. Et puis il y a l’odorat, en effet les otaries dégagent de forts relents de poissons pourris donc très faciles à repérer.
Elles prennent le soleil, font la sieste, se livrent à des jeux  de pouvoir pour le territoire.

Les mâles aiment se gratter, se frotter sur les roches pour les endroits inaccessibles à leurs dents et/ou nageoires. Ils agitent leur cou et lèvent le nez vers le ciel avant d’ouvrir leur gueule pour montrer leurs canines avant tout affrontement. Lorsqu’ils baissent le cou comme s’ils balayaient le sol cela signifie qu’ils sont en position de soumission.

Il est fortement conseillé de ne pas s’approcher à moins de 10 mètres, les jolies dents de ces mammifères peuvent être dangereuses. Se sentant menacés ils peuvent défendre leur territoire,  les envahisseurs ce sont nous,  il faut respecter leur espace vital.

L’otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande est facile à reconnaître avec son nez pointu, ses longues moustaches et ses petites oreilles apparentes et leurs nageoires postérieures tournantes, qui facilitent les déplacements par voie terrestre.

Le mâle adulte peut peser  jusqu’à trois fois le poids de la femelle adulte et a un cou massif . Les mâles adultes mesurent en moyenne de 1,5 à 2,5 m et pèsent de 120 à 180 kg. Les femelles adultes mesurent en moyenne 1 à 1,5 m de long et  pèsent de 30 à 50 kg.

Le pelage de l’adulte est  gris-brun et apparaissant presque noir lorsqu’il sort de l’eau chargé d’humidité. La femelle est plus pâle sur la face inférieure du cou et de la poitrine.

Au début du printemps, en novembre les mâles commencent leur parade c’est la période d’accouplement, ils peuvent rester sur le rivage pendant  la saison des amours sans se nourrir. Ils ne retourneront en mer qu’au mois de janvier. Les combats pour gagner le pouvoir entraînent de nombreuses blessures situées principalement sur le visage, à la nuque et aux épaules. Ils agitent leur nuque dans tous les sens et se servent de leur longues canines. Ils sont polygames un mâle en général a un harem de 5 à 8 femelles.

Ils sont agiles,  on peut les retrouver en haut d’une falaise dans l’herbe alors que d’autres congénères sont bien plus bas sur le sable. Principalement sur toute la côte ouest de l’île du Sud de la Nouvelle Zélande avec une colonie plus importante près de Kaikoura.

Nous en avons croisé à plusieurs endroits Nelson, Kaikoura, Nugget Point, Catlins, Milford Sound.

Notons qu’à Kaikoura nous avons vu plusieurs dépouilles de l’animal en bas-âge sans doute victimes indirectes du réchauffement climatique…

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

 

 

Quelques liens :

ADW

NCBI 

 

 

Guillemot de Troïl / Common Murre / Uria aalge

Le guillemot de Troïl,   Uria aalge,  Common Murre, de la famille des alcidés est un oiseau de pleine mer qui vient sur la terre ferme pour nicher et se reproduire son habitat de prédilection reste les falaises, les corniches rocheuses le long des côtes qui vont de la Grande Bretagne jusqu’à la Scandinavie.

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En hiver ils se réfugient dans le golf de Gascogne et le long des côtes vendéennes et cela jusqu’au Portugal  Quelques individus  nichent en Bretagne ( cap Fréhel , archipel
des Sept-Iles ). La population en France est en net déclin,

Ils pêchent en bande, plongent au moins jusqu’à 50 mètres de profondeur et ne rapportent qu’un seul poisson à la fois, la plupart du temps leur menu est composé de hareng, morue, merlan, ou maquereau et accessoirement de petits crustacés.

Il n’y a aucun dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle, le bec  du guillemot est noir, long et pointu, avec l’intérieur du bec jaune orangé.  Les yeux sont bruns , les pattes et les doigts palmés sont noirs avec selon la lumière des reflets légèrement carminés.

Leur vol rapide est la plupart du temps au ras de l’eau pour la pêche et il leur faut peu de distance pour s’élever rapidement assez haut dans le ciel en vol direct.

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Certains individus se distinguent par une  « une paire de lunettes blanches  » une variété bridée à priori plus répandue au fur et à mesure que l’on remonte vers le nord.

La reproduction est assurée par un seul œuf à la fois, pondu à même la roche. Les guillemots  mesurent environ de 38 à 46 cm maxi, pèsent environ 400 g leur envergure peut aller jusqu’à 70 cm.

En période nuptiale, les guillemots lissent leurs plumes à tour de rôle, le mâle reste assez près de sa belle et chasse les prétendants à coups de bec …

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Quelques liens :

Avibase

Birdlife

HBW Alive

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

Nouveaux titres en ligne

Bonjour, 6 nouveaux titres en ligne cliquez sur les liens pour avoir des aperçus

Les Lofoten 

Retrouver toute la beauté des fjords, le soleil de minuit et ses ambiances à couper le souffle sans oublier les villages de pêcheurs avec ses  » rorbuer »

Lofoten

 

Birds

Oiseaux marins en milieu naturel photographiés en Grande Bretagne

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Cotentin 

Balade de quelques jours dans le Cotentin le long des côtes

Cotentin

 

Lanzarote 

Périple de quelques jours sur l’île de Lanzarote une des îles de l’archipel des Canaries

Lanzarote

 

Beach Huts 

Le charme des cabines de plage le long des côtes françaises et belges

Beach Huts

 

Lisboa

3 jours à Lisbonne pour découvrir cette ville très accueillante

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Mon ami le Macareux, le clown des mers

 

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Le Macareux moine, Fratercula arctica – Ordre des Charadriiformes – Famille des Alcidés –

 

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Il existe 4 espèces de macareux, le  macareux rhinocéros, le macareux cornu, le macareux huppé et  le macareux moine. Ce dernier est le seul qui vive en Atlantique Nord, il passe plus de sept mois en mer, dort sur l’eau en flottant, le bec enfoui dans les ailes.

 

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C’est un excellent nageur. Ses pattes palmées lui servent pour changer de direction et ses ailes de pagaies. Il vient sur la terre ferme pour se reproduire et y passe environ 5 mois.  Son habitat se trouve souvent sur les petites îles au large des côtes. Il peut nicher à  flanc de falaises, dans les galets, dans l’herbe où il creuse des terriers parfois assez profonds.

 

 

 

La distribution géographique du Macareux moine est assez vaste  : Canada (Saint Laurent), nord de la Russie,  Groenland,  Islande,  Scandinavie du nord, Ecosse, Irlande, UK, France ( au large de la réserve des Sept îles près de Trégor en Bretagne) . Le Macareux est classé « vulnérable » sur la liste des espèces.  Son plus grand risque lorsqu’il est en mer  sont les filets de pêche. Pour les jeunes oisillons c’est au moment de prendre leur envol lorsqu’ils sortent du nid que le danger se précise. Les prédateurs comme les goélands, les  mouettes tridactyles sont capables de le gober en entier. Très souvent ils profitent de la nuit pour sortir hors du terrier, limitant ainsi les agressions.

La pollution des mers, les hydrocarbures, le réchauffement climatique qui influe sur les courants froids et donc diminue la ressource des poissons d’eaux froides tout ceci contribue à réduire la population des macareux.

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En juillet dernier j’ai pu vraiment observer ces oiseaux de mer , ce n’était pas la première fois que je les apercevais. J’avais eu le loisir de voir une colonie sur l’île de Rathlin  au nord de l’Irlande.

Le macareux est petit, trapu,  c’est un excellent pêcheur, infatigable.  Sans cesse il part à la recherche de sprats, de lançons en mer pour nourrir son petit et l’adulte resté au terrier. Le macareux creuse à l’aide de son puissant bec et de ses pattes griffues des trous qu’il aménage ensuite avec des algues, de l’herbe et des plumes.

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Son surnom de clown des mers lui vient en grande partie de son bec triangulaire rouge- orangé. Ces couleurs correspondent à la période nuptiale, ensuite le bec perd des couleurs et des couches cornées lui donnant un aspect moins volumineux et plus sombre. Il en est de même pour le plumage qui devient plus foncé et la face plus grise,  les pattes  s’éclaircissent également.

Son oeil cerclé de rouge  souligné par un sourcil noir lui donne parfois une attitude de bienveillance .

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Le Macareux est l’emblème de la LPO , il paraît tellement sympathique. Il n’est aucunement agressif même en période de nidification.

 

Lorsqu’il revient de la pêche il très souvent attendu par les goélands ou les mouettes qui guettent son atterrissage pour lui voler le produit de sa pêche.  Ils se mettent à plusieurs pour orchestrer cette agression,  le puffin est au moins trois fois moins gros que ses agresseurs mais il a de la ressource …

 

 

Cet oiseau vit en colonie, très sociable, prompt à câliner sa compagne  lorsqu’il rejoint le nid par contre l’accouplement se passe sur l’eau.  La femelle pond un œuf par saison, il n’y a aucun dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle.

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Baisers échangés

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Conciliabule

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Je faisais référence à sa bouille de clown mais ce n’est pas seulement sa tête en effet il a parfois un équilibre précaire qui porte à sourire …

 

 

Retour de pêche le bec chargé de lançons

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Après avoir échappé aux goélands chapardeurs

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Phases de décollage

 

Sur l’eau

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En vol

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Phases d’atterrissage

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Ma plus belle surprise s’est produite alors que je les observais depuis un moment et les photographiais équipée du zoom 70-200 j’étais assise près d’un terrier que je pensais inoccupé quand soudain j’ai entendu du bruit. Je me suis allongée et là,  surprise,  le nid était occupé par un adulte,  un grand moment !

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Vidéo personnelle : Cliquez sur le lien ci-dessous pour la visionner

   Macareux dans son terrier  

Autres liens :

Je remercie particulièrement Nicolas Orillard-Demaire qui m’a conseillé et qui a été mon guide auprès de ces oiseaux. C’est son travail photographique qui m’a donné envie de découvrir ces Alcidés. Je vous invite vivement à visiter son site où les oiseaux sont dignement représentés notamment avec la toute dernière série  » Angels  » mais pas seulement la faune africaine et les pépites à explorer au niveau des paysages. Il est l’auteur d’un magnifique livre  » Gaïa  » Bonne visite sur NOD

Il expose à la galerie BlackBox à Lausanne en Suisse du 27 septembre au 31 octobre 2018 blackboxgalerie@gmail.com T: +41 21 324 19 19​ 2. Avenue Eglantine 1006 Lausanne

IUCN Red List

HBW Alive

Oiseaux.net

Texte & Photos © Strange Jazzy Photographies