Stockfish

La Norvège et plus particulièrement les Lofoten ont obtenu une certification pour leur stockfish IGP (indication géographique protégée) depuis 2014 .

Le stockfish ou klippfisk, est un filet de poisson séché, appelé aussi le Tørrfisk. Le cabillaud est salé et préparé (vidé, écaillé) avant d’être séché à l’air libre entre la fin du mois de février et jusqu’à fin mai.

Le « ragno » des îles Lofoten.  désigne traditionnellement de la morue (cabillaud) séchée, toutefois plusieurs poissons peuvent être utilisés  : églefin , lieu noir, lieu jaune, brosme, lingue

L’odeur est très prégnante, les oiseaux de mer viennent parfois s’y restaurer donc il est relativement courant  d’entendre « les canons » à gaz pour faire fuir les indésirables chapardeurs.

Il n’est pas rare de voir également juste des têtes de morues séchées qui sont destinées au marché africain (bien moins onéreuses que les filets qui sont principalement destinés à l’Italie) .

Le  stockfish constitue l’une des principales ressources avec le tourisme pour les Lofoten.

Le  Norwegian Fishing Village Museum  est basé à  Leknes

Photos & Texte © Strange Jazzy Photographies

 

Pour retrouver le monde de la pêche je vous conseille la lecture du livre de Morten A. Strøksnes « L’art de pêcher un requin géant à bord d’un canot pneumatique sur une vaste mer au fil des quatre saisons  » Un beau récit  entre le récit fantastique où les références aux légendes nordiques chères à Olaus Magnus  viennent ponctuer cette aventure qui s’enrichit également de  quelques données biologiques et l’histoire d’une amitié entre deux hommes.

Egalement très présents la baleine et le cachalot ce récit ne se résume pas à la chasse au requin loin de là,  j’y ai appris sur la migration du thon, sur  l’ambre et le spermaceti, extraits respectivement de la tête et de l’intestin d’un cachalot.

Des références à Mobby Dick, à Orwell un réel plaisir de lecture où le villes cotières des Lofoten Bikkjekjæftan, Engeløya, Svolvær, campent le décor très bien décrit les mots sont bien choisis Morten A. Strøksnes est également photographe

Je ne suis pas une amatrice de la pêche mais j’avoue avoir pris un plaisir certain à la lecture de ce roman aux allures de carnet de voyage où le suspense  est présent jusqu’à la fin. Une odyssée digne de Jules Verne. Dans ce récit l’auteur aborde les problèmes de surpêche, la dure vie des marins pêcheurs, les activités humaines qui polluent…

 

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